Vendredi 18 décembre 2009
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Mercredi 16 décembre :
Les rabatteurs n’étaient pas vraiment au rendez-vous à notre arrivée à Colonia, mais on a quand même assez rapidement trouvé une chambre. Enfin
bon, cette fois on s’en est plutôt « contentés », parce que « l’hostal espanol » se fait un peu vieillot, un peu sombre, un peu décrépi, quoi, enfin bon on a opté pour la
solution de facilité, il fallait qu’on pose nos sacs !
Aussitôt arrivés aussitôt repartis à la recherche d’argent, déjà, puis de nourriture, on commençait à avoir bien faim. Comme d’habitude, les DAB
ne voulaient que nous donner de petites sommes, donc après avoir arpenté la rue principale 50 fois, on a été attirés par une agence du Crédit Agricole. Bref, on s’est vraiment demandé ce que le
Crédit Agricole venait faire en Uruguay, mais bon, ça nous a fait y rentrer, discuter avec le portier, et on a fini assis au bureau d’un conseiller, qui a appelé Visa et nous a obtenu, d’un coup
de fil, le montant qu’on voulait, sans nous prendre de frais. La classe, quoi, on n’avait encore pas eu l’idée de faire ça, donc c’est fait !
Ici ils comptent donc en pesos uruguayens. Bon, ils ont vraiment l’air attachés au dollar américain, vu que dans certains magasins tu peux payer
en dollars, que chaque client qu’on a vu passer à la Banque en avait dans son portefeuille, et que le banquier m’a fait préciser si je voulais 11 000 pesos ou 11 000 dollars.. encore
une monnaie qui doit beaucoup fluctuer, ou ne pas valoir grand-chose.. Bref, on s’est retrouvés un peu riches, on a trouvé une petite terrasse et on s’est posés, ça fait du bien.
Ensuite, petite visite de la ville. Son centre ville est classé Patrimoine Mondial de l’Humanité, c’est pour ça aussi qu’on a fait le voyage
jusqu’en Uruguay. On va dire qu’heureusement qu’ils ont aussi des plages, parce que oui, c’est mignon, enfin bon, ce n’est pas exceptionnel.. En résumé, les espagnols et les portugais se sont
disputés le territoire au début du XIXe siècle, ils ont laissé de belles maisons et des rues pavées, dans lesquelles les habitants ont maintenant créé une atmosphère Belle Epoque, nappes à
carreaux et vieilles voitures DS en fleurs.. C’était sympathique, assez mignon, enfin bon pour un européen ça ne casse pas la baraque !!
Voilà voilà pour lundi, on a fini la soirée en discutant avec deux françaises en année d’échange à Santiago, devant un des pires repas qu’on
n’ait cuisiné depuis qu’on est partis, des pâtes trop cuites, de la sauce tomate trop froide et une boite de thon qui s’est trouvée être en fait une boite de sardines mixée, bref, pas une
réussite !!
Sinon, le pays n’a pas l’air d’avoir d’attraits exceptionnels. L’histoire montre qu’ils ont longtemps été argentins, puis brésiliens, puis
argentins de nouveau. La majorité des habitants est de descendance espagnole ou italienne, et ils ont exactement le même accent que les argentins, on n’est pas dépaysés ! Ils boivent le même
Yerba Maté, se déplacent avec leurs mêmes tasses, pailles et thermos, définitivement c’est quelque chose de vraiment typique, cette tisane d’herbes amères. Et niveau paysages, on n’a pas encore
vu grand-chose, si ce n’est beaucoup d’agriculture, secteur dominant de leur économie d’ailleurs.
Aujourd’hui mercredi, on est donc partis à la recherche de notre plage.. Pour le moment, ce n’est pas franchement une réussite. Déjà, il pleut…
Effectivement ça ne devrait rien n’avoir d’étonnant vu qu’on se rapproche de la frontière brésilienne, et qu’entre le Brésil et nous, il n’y a que des histoires de pluie. Donc bref attendons
d’être arrivés, on espère que Punta del Diablo va valoir le coup. Parce qu’évidemment, au lieu de choisir une destination assez proche de Colonia, on a opté, sur les conseils des locaux, pour ce
petit village de pêcheurs tranquille, mais à 4h de bus de Montevideo. Résultat on a mis 2h30 ce matin pour atteindre la capitale, puis on a attendu 3 heures le bus, et pour le moment on est
dedans. Donc on aura passé toute la journée à voyager, vivement le farniente de demain, et le soleil, on croise les doigts !
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