au calme, un petit topo sur le Népal
En 15 jours on a surement eu un bon aperçu du pays. Après l'Inde, ça nous a fait du bien d'arriver dans des endroits plus calmes, plus propres, dans la Nature, quoi!
C'était plus ou moins une fausse impression, parce que Kathmandou et les villes autour ressemblent malheureusement de très près à des développements urbains dans les pays en voie de développement: déjà il y règne une anarchie totale, pas de panneaux de signalisation, pas même de routes goudronnées, ou pour celles qui le sont, des énormes trous partout. Pas de places de parking, livraison etc etc et des routes à 1 voie pour la plupart, résultat si un camion stationne ça peut faire des bouchons monstres (c'est sûrement ce qui nous est arrivé pour aller à Baktapur). Ensuite, on a renoué avec la misère et la mendicité, on a vu de nouveau des enfants mendier, des gens couchés par terre sur les trottoirs, on s'est même une fois demandés si on avait pas marché juste à côté d'un cadavre. Après, il y a toujours cette même hallucinante différence entre ces pauvres gens et puis tous les autres qui parlent anglais, qui te reçoivent correctement, qui comprennent ton univers, ça fait touojurs bizarre de se dire que tous se côtoient.
Le 1er mai
Et puis bon, comme toujours, on se dit qu'on a vraiment de la chance d'avoir un Etat digne de ce nom! Ici, pas de routes, une pollution et une poussière comme jamais on n'avait ressenti, des coupures d'électricité quotidiennes (donc en gros de 18h à dans la nuit et puis vers 9h-10h du mat jusque dans l'après-midi), pas de réseau de transports en commun suffisant (nous on prend limite des photos des gens entassés sur les toits des bus parce que c'est assez dingue mais eux ils s'entassent tout le temps comme ça, debout pendant des heures, on comprend pourquoi l'espérance de vie est de 60 ans...). Pas forcément d'eau courante à l'extérieur des villes: à Baktapur et à Patan, les femmes remontaient l'eau des puits, dans des jarres en métal ou dans des jerricanes, et sur la route entre Pokhara et Kathmandou, les habitants se lavaient au bord des routes, aux points d'eau dispos...
Malgré tout, on a vu pas mal d'initiatives locales: il y a beaucoup de fondations pour aider tel ou tel, on a vu un orphelinat, ils cherchaient vraiment à préserver l'environnement dans le Chitwan et à Pokhara (notamment à Pokhara où les commerçants, au lieu de vendre des bouteilles d'eau minérale, proposent de les remplir de nouveau, pour moitité moins cher: ça arrange le budget des touristes que nous sommes et ça permet de diminuer vraiment l'utilisation du plastique, pas mal!). Sinon, on a vu plein d'écoliers, filles comme garçons en uniforme, donc c'est pas si mal. Sauf que les femmes sont toujours défavorisées: en gros, mariage arrangé vers 16-18 ans, et c'est parti, on ne travaille plus et on s'occupe des enfants, bon bon bon!
Voilà voilà, on comprend pourquoi on a tant vu de panneaux proposant le service Western Union: si un Népalais gagne 1000€ en France et arrive à en envoyer 300 par mois, sa famille devient la reine du village! Un dernier truc quand même, ils ont bien compris comment profiter des touristes: dans le quartier des voyageurs à Kathmandou, empli de cafés, de pseudo boulangeries, d'internet, de fringues en tout genre, ils nous font payer internet 100 rs de l'heure, avec un supplément si on utilise Skype. A Baktapur c'était 20 roupies de l'heure, et tout à l'heure à Kathmandou juste à côté du terminus du bus, on a payé 15 rs!!!!!!