Des nouvelles d'Indonésie, on rattrape le retard !!
Vendredi 19- Samedi 20 – Dimanche 21 : Découvertes émerveillées de l'Indonésie
On est dimanche et je profite de la « sieste » pour mettre un peu à jour mes carnets. On est à Ubud, dans les terres de l'île de Bali, il fait un peu moins chaud qu'hier, à Jimbaran, au bord de la mer, mais bon, on attend un peu avant de retourner se promener, calmons-nous!
Bref, on est bien arrivés en Indonésie, et les appréhensions deSophie sur ce pays ont disparu dès qu'on a posé les pieds au sol, tant mieux, toutes ces îles ont l'air d'avoir beaucoup de choses à nous apporter.
Arrivée vendredi soir sur le vol de Malaysian Airlines. On s'est rendus au guichet de Garuda Indonésia, la compagnie qu'on devait prendre pour aller à Darwin, car quand on a voulu confirmer notre prochain vol depuis Kuala Lumpur, ils nous ont répondu que Garuda ne faisait plus la liaison entre Bali et Darwin! Chouette!! Et tant mieux puisque cette compagnie est sur les listes noires internationales (bon, apparemment que pour les vols internes et pas pour les vols internationaux), mais bon Sophie n'avait pas tellement envie de faire cette liaison, cette nouvelle nous a bien plu, surtout qu'ils vont nous faire voler sur JetStar, une filiale de Qantas, beaucoup plus rassurant. On attend maintenant leur confirmation par mail, on devrait avoir le détail du vol JetStar d'ici demain, pour un départ pour Darwin soit le 5 soit le 6 juillet.
Bref, on est sortis de l'aéroport à pied, car on avait décidé de se rendre à Jimbaran pour revoir Chris, la copine chinoise de Sophie avec laquelle elle a passé son année à Shanghai. Elle était en vacances avec sa soeur à 2 km de l'aéroport, on a donc décidé de les rejoindre à leur hôtel. Petit cafouillage car sur les conseils de l'employé de Garuda on est partis à pied, mais on s'est vite rendus compte que ce n'était pas faisable, on a donc du attendre un taxi, bref, on est finalement arrivés à leur hôtel.. et elles étaient sorties diner! Pour souvenir elles logeaient au Bali Baliku Villas Resort. L'employé nous a indiqué qu'elles devaient être sur la plage, et là, on s'est retrouvées, c'était excellent!! ça faisait 8 ans que je n'avais pas vu Chris, ça m'a donc fait super plaisir et assez bizarre de la retrouver là. Enfin bon, ça a été un peu le même sentiment que lorsque nous avons rejoint Marion et JC à Tokyo: c'est finalement assez facile de se retrouver n'importe où dans le monde, une espèce de simplicité extraordinaire puisqu'on est quand même tous à des kilomètres de chez nous dans des endroits que nous ne connaissons pas.
Donc super bonne soirée, qui s'est annoncée encore meilleure lorsque nous sommes allées dans leur chambre: elles avaient en fait une villa, avec piscine privée, grand luxe! Nous ne savions toujours pas où dormir, j'ai donc suggéré qu'on dorme dans le jardin, et elles nous ont invité à rester, super bien. On a dormi sur les coussins des transats, dans nos draps dans leur salon, ça nous a bien arrangés vu que Jimbaran c'est assez paumé et que surtout il n'y a pas de transports en commun ici. On a donc passé une belle soirée.
Le lendemain, elles nous ont réveillé à 8 heures, et on est partis chercher le petit dej. L'employé qui nous avait reçu la veille était toujours là, mais bon il n'a pas fait de remarques sur notre nuit gratuite.. On a ensuite passé la matinée avec les deux soeurs chinoises, balade sur la plage et lunch dans un petit resto au bord de la route: hyper épicé mais 1er aperçu assez bon! (enfin bon, du riz, du poulet et des légumes, ça ne nous change pas trop!). La plage de Jimbaran est en fait attenante aux pistes de l'aéroport. Elle est bordée d'hôtels bien luxueux et de magnifiques palmiers. Bon, ce n'est pas les Perenthians, mais bon, c'est une grande plage avec une mer bien plus froide et bien plus agitée qu'en Thailande ou en Malaisie.
On s'est quittés en se disant qu'on allait essayer de ne pas attendre 8 ans pour se revoir, et on est partis pour Kuta en bémo, les bus locaux. C'est un peu difficile à discerner car ce sont des mini-bus et rien n'indique ni que ce sont des transports en commun ni où ils vont ni combien ça coûte mais on en a trouvé un , qui nous a surement bien enflés puisqu'ils nous a demandé 10 000 roupies chacun alors qu'on pensait que ça serait plutôt 5 ou 7000. Oui, ici, ils ont 3 zéros qui ne servent à rien, on parle donc en milliers, on a retiré des millions, c'est folklo! D'ailleurs pour retirer c'est un peu chiant vu que les distributeurs ne donnent pas plus d'1 million (autour de 70 euros) donc on va devoir retirer plein de fois. On en a quand même trouvé un qui nous a donné 3 millions, ça devrait nous faire tenir quelques jours.
Nous avons donc fait un trajet Jimbaran-Kuta. Puis nous avons trouvé une agence de voyage et nous avons pris un bus direct entre Kuta et Ubud. C'est clair que c'est bien plus cher que les navettes locales, mais ça nous est apparu bcp moins compliqué et plus rapide. Ils nous ont posé à leur terminal, à Ubud, à l'extrême sud de la ville, et on est partis avec nos sacs à dos trouver une pension. Les paysages étaient déjà super beaux, des rizières, des palmiers, beaucoup de temples, bcp d'architecture en pierre un peu noire, bien massive, mais tres jolie.
Je crois quand même que c'est la première fois qu'on a autant marché en portant nos sacs: la rue était belle, les gens accueillants et les boutiques bien avenantes, mais avec 20 kilos sur le dos au bout d'un moment il a fallu se décider! On a eu le choix, on est allés à la pension où laquelle Nath et Seb avaient dormi l'année dernière, on en a fait pas mal d'autres aussi, et on s'est finalement arrêtés dans un endroit sans piscine, mais deux fois moins cher que les autres, budget oblige. Ici c'est dingue, ils ont un patrimoine de malade, tous les hotels ont des jardins privés, avec des temples, des dépendances, c'est impressionnant!
Bref bref bref cette 1ere visite d'Ubud sacs aux dos nous a bien plu mais nous a bien crevés. Heureusement Arnaud nous a dégoté un resto super bon et tres bon marché juste à côté, on a apprécié la nourriture indonésienne en sirotant des jus de fruits frais, pas mal pas mal! Au niveau nourriture, on aime vraiment: bon, on n'a pas quitté le riz ou les nouilles mais on a retrouvé les légumes! Ils aiment aussi les cacahuetes, le poulet, le gingembre, bref c'est un mélange de saveurs bien appétissantes, et ça a l'air moins gras et moins sucré qu'en Thailande ou en Malaisie..
Aujourd'hui découverte d'Ubud après un petit dej servi dans la pension. C'était simple mais ici c'est compris dans les prix, et ça fait bien plaisir de prendre le petit dej sur sa terrasse, tranquille, sans avoir besoin d'aller chercher de la nourriture dès le réveil.
On a à nouveau beaucoup marché, nos jambes tirent un peu, elles avaient perdu l'habitude.. Le matin, viron dans Ubud à la recherche d'autres pensions (parce que c'était un peu bruyant ce matin), de librairies pour acheter le Lonely Australie, de savon, de laverie, bref bref un peu de vie quotidienne. Puis arrêt donc pendant la période chaude. Et magnifique marche de 2 heures dans les rizières qui sont juste à côté d'Ubud. C'est dingue tu quittes cette petite ville et tu te retrouves dans les champs vite fait bien fait c'était magnifique!!!! Hyper beau, rizières, petits poulets, palmiers, bananiers, soleil, rivière et agriculteurs dans les champs, bref un des plus beaux paysages qu'on ait vu depuis le début du voyage. Hyper reposant, pas de bruit, personne avec nous, on a été assez époustouflés par ce qu'on a vu!
On est rentrés assez tard, et crevés, mais ravis! On reste finalement dans la même pension et on est retournés dans notre petit resto, encore une fois sans être déçus et en savourant une crêpe à la banane.. On en profite ça ne coûte rien de bien manger on prend des vitamines!
Lundi 22- Mardi 23 : Bali, entre les rizieres et les volcans
De retour d'une journée encore bien chargée, on est « posés » sur notre terrasse à Ubud avec vue sur les rizières, franchement pas mal, c'est reposant et on en avait besoin!
On est partis hier matin tôt avec un scooter direction le volcan Gunung Batur. Il faisait bien beau, belle promenade en perspective. Ici c'est casi obligatoire de louer un scooter ou une voiture si on veut un peu vadrouiller parce que sinon il n'y a que les taxis: leurs transports locaux sont faits pour les transporter, eux, donc ils ne vont pas sur les sites touristiques, bref on s'est décidés pour le scooter.
Donc, munis d'une belle carte de l'île, 1er arrêt à Goa Gaja (ou Elephant cave). Bon, c'est un temple, franchement ça ne valait pas le coup, si, juste pour la vue d'Arnaud en sarong, bien marrant! Ici ce sont les hommes qui se couvrent quand ils entrent dans les temples, donc il a revêtu l'habit traditionnel (en gros un pagne..). Ensuite 2e arrêt à Gunung Kawi, un autre temple. Celui là aussi était moyen, ce sont des sculptures gravées dans la roche, mais bon comme dit Arnaud « quand on a vu Petra on ne peut être que déçu », on va commencer à se la raconter je sens! Là c'est quand même les paysages qui valaient le coup, rizières, petites cascades, et cette chaleur assomante, bref bienvenue sous les tropiques!
Ensuite, dernier arrêt à Tirta Empul, et là, c'était classe, puisqu'on est arrivés juste avant une cérémonie, et qu'on est restés pour la voir. Donc là soudainement tout prend forme. Il y a des sources d'eau chaude, sacrées, dans lesquelles les gens viennent faire leurs ablutions. Et puis il y a tout un ensemble, le temple, et tous les balinais venaient y déposer leurs offrandes, c'était très beau. Tout est à ciel ouvert, bien sûr, donc il faisait assez chaud, mais les couleurs étaient magnifiques. Les gens étaient sur leur 31, pour la plupart habillés en blanc puisque c'est leur couleur sacrée, les hommes avec une sorte de chapeau sur la tête, les femmes hyper bien coiffées avec la fameuse fleur balinaise dans les cheveux, bref, on a bien apprécié!
Pour la petite histoire, l'Indonésie est un pays musulman, mais sur l'Ile de Bali, il y a 80% d'hindouistes, et en gros, les villages sont 100% hindouistes, il y a seulement quelques musulmans dans les villes de Denpasar (la capitale) ou Kuta. Ils croient aux mêmes dieux qu'en Inde, Ganesh, Vishnou etc mais leurs rites diffèrent vraiment. Ils prient les mains jointes au dessus de la tête, avec des fleurs entre les doigts c'est très beau.
Bref, on a bien apprécié même si on est restés assez longtemps au soleil (et j'ai pris mal à la tête..). On s'est arrêtés ensuite sur la route pour manger, là, on s'est vraiment fait prendre pour des touristes puisque la dame nous a servi des nouilles instantanées pour trop cher à notre avis, enfin bon on avait faim en arrivant et on avait faim en repartant, pas bien pas bien.
Les distances sont finalement assez courtes donc on est vite arrivés à Penelokan, le village qui donne sur le volcan et le lac attenant, hyper beau. On se disait donc qu'on allait faire une deuxième pause nourriture quand soudainement on a crevé... Bref, Arnaud a bien maitrisé l'affaire, mais bon, on s'est retrouvés un peu penauds sur la route. Un indonésien est passé en scooter à côté de nous et nous a proposé de nous accompagner jusqu'au prochain garage. Bon, ça sentait le prix enflé pour touriste et la commission qu'il allait toucher, mais que faire d'autre, on l'a suivi, moi à l'arrière de son scoot et Arnaud tout seul sur le nôtre histoire de le maîtriser un peu mieux. On a du faire 3-4 kilomètres et on est arrivés au garage. Bien sûr, ils n'ont pas voulu seulement colmater le trou, parce qu'il y en avait 5 ou 6, donc ils ont dû changer la chambre à air. Devis : 50 000 roupies (3,5 euros) pour 70 000 roupies de location de scoot pour les deux jours, les boules! On a essayé d'appeler notre loueur, impossible, apparemment son téléphone n'avait pas de crédit. Bref, on a évidemment payé pour les réparations et on est repartis en aimant beaucoup moins ce scooter, trop vieux pour la loc. Notre indonésien nous a montré son hôtel, on l'a remercié sans y rester et on est repartis vers pour le village qui est aux pieds du Gunung Batur, Toya Bungkah.
Les guides disent que le trek du Gunung Batur est assez touristique, et c'est vrai que toutes les agences de voyage le proposent ici, mais bon, le village était casi désert! La dizaine de pensions qu'il devait y avoir étaient franchement assez vides, on a donc eu le choix, et on est allés chez « Under the Vulcano ». Bon, confort très spartiate, mais prix très mini et accueil vraiment hyper sympa – c'est ce qui nous a fait rester! Le café de bienvenue a été franchement le bienvenu, on a goûté et on s'est un peu posés, ça fait du bien. Soirée tranquille, enfin bon si on peut dire puisqu'on a dû se coucher vers 19h30, une grande premiere.. On a fait un petit tour au bord du lac et on a diné hyper tôt, j'avais un mal de tête de dingue, aie aie aie.
Ce matin lever à 6h30. Réveil plusieurs fois avant, puisqu'on a couché à côté de la bassecour, et que donc les coqs nous ont fait leur cinéma bien plus tôt que ça. Attention, petit dej apporté devant la porte de notre chalet, la classe, banana pancake et café, un peu de calories avant de monter le volcan.
Les touristes ici, ils font l'ascension vers 4h du mat afin de voir le lever du soleil depuis le sommet. Nous on a fait les flemmards, on est tranquillement partis vers 7h. Ils disaient que c'était facile, ce n'était pas si facile que ça! On est montés de 1100 mètres à 1700 mètres en 2 heures, et ça s'est apparenté pas mal de fois plus à de l'escalade qu'à de la randonnée. On est passés par la forêt, puis il y avait un grand versant de lave, puis l'arrivée a été bien caillouteuse. En fait, on l'a remarqué avec plaisir en montant, on s'est trompés à une intersection, il fallait prendre à droite et on a pris à gauche (rien n'est fléché ou balisé, merci merci), donc on n'était vraiment pas où il fallait, d'où l'escalade. Enfin bon, la vue au sommet était superbe, on a vu des fumerolles et l'Océan Pacifique, magique! Le volcan est actif, il y a eu 3 irruptions depuis 1984, quand on pense à ça on demande s'il y a un vulcanologue quelque part qui prévient les habitants, la réponse est oui, apparemment ils surveillent le volcan (enfin bon il y a eu des milliers de morts à Yogyakarta en 2006 donc bref.)
Voili voilou, retour tranquillou ensuite vers Ubud. On s'est arrêté dans un boui boui pour manger, le mec n'a pas arrêté de nous parler du foot français et du transfert de Benzéma vers Manchester, qu'il aurait refusé même si c'était plein de millions, Arnaud n'était pas au courant, c'est bien on a des news. On s'est arrêté en chemin pour voir des rizières en terrasse, pas de bol c'était pas le bon moment elles n'étaient pas aussi vertes que devant notre pension et retour vers la ville. On s'est un peu embrouillé avec notre loueur – qui a fini par nous rembourser la réparation - on a récupéré nos sacs à dos et on a changé de pension, bref ça fait du bien de s'arrêter! (on est chez Candra Asri – JL Hanoman 43 – Ubud, à côté des pensions Dana Sari, Kunang Kunang et Ganesha – prix entre 100 000 et 150 000 roupies avec magnifique vue sur une rizière mais sans piscine!)
Mercredi 24 : à nouveau, la plage!
Ça y est, nous avons quitté Ubud ce matin et nous sommes maintenant à Tulamben, sur la côte est de Bali. On y est arrivés facilement, en taxi en fait, depuis Ubud, vu qu'on ne comprend toujours pas les bus locaux. On se dit qu'il doit bien en avoir mais tout le monde nous explique qu'il faut changer 50 fois, et qu'au final pour faire 50 km on met 3 fois plus de temps et ça coûte casi aussi cher que les taxis vendus par les agences de voyage, bref bref bref on a donc réservé le voyage à l'office de tourisme.
Sur la route, on est passés par le village de Tirtaganga, magnifique, il y avait des champs entiers de rizières à étage, avec l'Océan Pacifique comme fond, franchement ça vaut vraiment le coup, c'est assez féérique. Bref, on est arrivés dans un endroit bien paumé! On ne s'attendait vraiment pas à ça, il n'y a presque rien, en gros une route et quelques hotels du côté de la mer avec des centres de plongée, un point c'est tout. Je m'attendais à une petite ville un peu touristique où j'aurais acheté un maillot de bain et un paréo, que dalle!
Le taxi nous a laissé à l'hôtel Puri Madha Bungalows. Bon, une fois arrivés là, avec nos sacs à dos, on était en fait un peu obligés de rester vu l'endroit paumé. Heureusement les chambres étaient dans notre budget, on a un peu négocié, ils ont un centre de plongée, tout va bien. On est littéralement à 5 mètres de l'eau, c'est top. Ici, c'est plage de galet noirs, ça change et ça fait mal aux pieds! Le seul intérêt touristique de Tulamben c'est en fait la plongée : un navire américain, le Liberty, y a été coulé par les Japonais pendant la deuxième guerre mondiale. Depuis, le corail s'est formé sur l'épave et les poissons y ont élu domicile, ce qui en fait le site de plongée le plus connu de Bali. Notre hotel est à 20 mètres de l'épave, c'est trop cool demain on va plonger directement depuis la plage, j'aime bien ça. C'est bizarre que le navire soit si près du bord, enfin bon ça nous arrange bien.
On est partis un peu explorer le village tout à l'heure, effectivement il n'y a rien, si ce n'est 1 ou 2 magasins qui vendent les premières nécessités. On veut aller demain à Amed, à 20 km de là, parce qu'il y a aussi de beaux spots de plongée, et sûrement internet (ici on ne capte rien), mais c'est pareil, même la police touristique nous dit de nous débrouiller avec les habitants pour qu'ils nous emmènent, vu qu'il n'y a pas de transport commun. Bon, on verra bien après les plongées. En tout cas on ne va pas être dérangés par les touristes, on a l'impression qu'on est les seuls clients de l'hotel ce soir!
Jeudi 25 : Ultra bonne journée
Réveil sportif ce matin, 7h tout le monde debout, on avait plongée il ne fallait pas rater ça! Ceci dit ça n'a pas été très dur car comme il n'y avait rien à faire à Tulamben on est allés vers 18h boire un apéro dans un petit resto local, les warungs comme ils les appellent ici, et on y est restés pour manger, donc on a diné comme les poules et on ne s'est pas couchés bien tard!
Bref on a fait deux plongées dans l'épave Liberty et c'était top. C'est un bateau cargo américain qui contenait des matériaux de construction qui a été coulé par des sous-marins japonais pendant la 2e guerre mondiale. Les américains ont essayé de le remorquer, sans succès car il était vraiment abîmé. Donc ils l'ont laissé sur la plage, et la nature a ensuite fait son oeuvre: le volcan Gunung Agung (juste à côté d'ici) s'est réveillé en 1963, et la lave ou les chocs ont poussé l'épave dans la mer, ou l'ont bien installée. Le corail a ensuite pu s'y former, et désormais c'est un site de plongée très connu. C'est clair que c'était top.
Déjà c'est assez impresionnant de nager autour de cet énorme cargo (qui faisait 120 mètres de long). Et puis ensuite on a vu vraiment plein de poissons, et aussi des gros cette fois-ci, ça a fait plaisir à Arnaud. On a vu un barracuda immense (entre 1,5 et 2 mètres), ça fait assez peur finalement il n'avait pas l'air sympathique, on a aussi vu un bumperhead fish violet-bleu pareil au moins 1 mètre superbe, et puis des tonnes d'autres poissons, du corail à gogo, bref très beau. La visiblité était top, 20-30 mètres, très bien. On a plongé deux fois, la 2e plongée était plus « sportive » puisqu'on est entrés un peu plus dans l'épave, on est passé dans des portes, des trous, c'était vraiment une plongée en épave! Bon, le guide n'était pas mal mais sans plus, en tout cas le matériel était très bien et il nous a guidé dans l'épave, c'est l'essentiel. Pour ne rien gacher l'eau est vraiment chaude, toutes les conditions étaient réunies!
Après ça on est partis pour Amed, à 25 km de là, pensant trouver un peu plus de « services ». Et bien non! Certes, c'est un peu plus grand que Tumbalen, et un peu plus touristique, mais là encore, c'est une route et quelques hotels, un point c'est tout! Enfin bon, on est bien contents quand même c'est cool d'être là, on se sent un peu moins pris pour des touristes qu'ailleurs et on a la chance de voir la plage, les enfants locaux y jouer, les coqs, les locaux, c'est bien. On est quand même super bien installés, petits bungalows privatifs – et neufs- avec terrasse avec chaise longue et hamac, on n'est pas complètement dans la brousse il y a des infrastructures! Mais bon, pas de magasins qui vendent des maillots de bain, des paréos, pas d'esthéticienne, pas de supermarché, nada de nada!
Vendredi 26 : à travers la côte est de Bali
Finalement après reflexion on a décidé de ne pas replonger à Amed et de nous réserver pour les Gili, qui ont l'air d'avoir plus de poissons et de coraux « intéressants » qu'ici. On a donc loué un scooter et on est partis à la découverte du côté est de l'île.
En fait Bali c'est assez petit, c'est donc facile de se repérer et de se faire des visites à la journée. On se dit que le mieux avec un peu d'argent et plus d'organisation en amont c'est de louer une voiture et de vadrouiller seul, voire de louer un scoot à la semaine pour faire le tour de l'île. Enfin bon le faire à la journée c'est pas mal non plus ça nous permet d'avoir nos sacs avec nous.
Bref on a commencé la journée par la visite du water palace de Tirtaganga, chouette, un temple avec des bassins à travers les rizières, et puis on a cherché des chemins sympas à faire à pied autour, histoire de marcher dans les rizières en terrasse. C'était chouette, il faisait beau, les femmes étaient aux champs et portaient de gros chapeaux histoire de se protéger du soleil, paysages de carte postale! Enfin bon c'est toujours le point de vue du touriste parce que quand même on a vu pas mal de misère, entre ces femmes qui ont un travail de dingue, rester toute une journée sous la chaleur à battre des blés ou les pieds dans l'eau et la boue à s'occuper des rizières ou d'autres qui travaillaient au bord d'une plage de galet à les trier justement selon leur grosseur pour les mettre dans des sacs, ou d'autres encore qui vivaient plutôt dans des huttes que dans du dur.. Bref bref quand on sort un tout petit peu du bled dans lequel il y a quelques infrastructures pour touristes on tombe vite dans une vie quotidienne beaucoup plus difficile (apparemment le salaire moyen c'est 75 USD par mois..)
Ensuite on a atterri à Amlapura, LA ville du coin! On pensait qu'on pourrait trouver des cadeaux ou des souvenirs, que dalle encore! Alors oui, on a trouvé le marché central, mais c'était exclusivement local: des uniformes, des vêtements, des sarongs, des culottes mais rien à notre goût d'occidental. On a quand même pu observer que ces commerces étaient pour la plupart tenus par des musulmanes, c'est une des premières fois qu'on en voit à Bali. On a eu un peu de mal à trouver à manger, que des bouibouis qui ne nous disaient franchement rien, on s'est finalement retrouver dans LE seul supermarché qu'on ait vu depuis notre arrivée, on y a mangé notre traditionnel nasi goreng (riz, légumes, poisson mais epice de chez epice) et on a fini par y passer un bout de temps, on a fait les courses! C'est pas mal d'avoir un peu plus de choix et surtout de voir les prix étiquettés, ça nous donne quelques repères.
Et puis retour vers Amed, par une route qui longeait la côte, magnifique. Le scoot n'était pas très confortable et la route tournait vraiment beaucoup, notre arrêt coca sur une plage déserte (occupée seulement par les bateaux-catamarans des pêcheurs) a été bien salutaire! En arrivant le gérant de l'hôtel nous avait parlé de combats de coqs, on y est donc allés et c'était encore une belle expérience! Une centaine de mecs dans un hangar qui hurlent en pariant pas mal de sous, des coqs qui s'excitent et qui hérissent leurs plumes, une lame de couteau accrochée à une patte de chaque combattant, et c'est parti pour un combat sanglant. Heureusement ça ne dure pas longtemps mais c'est quand même bien barbare! On a mieux compris pourquoi il y a des coqs partout ici..
Le soir, bonne soirée avec des français, Marie et Baptiste, qui finissaient leur tour d'Asie de 8 mois. Ils ont vadrouillé en Inde 3 mois ½ et ont réussi à passer le difficile cap des 3 premières semaines pour finalement vraiment aimer le pays (et surtout les îles Adaman, désertes et paradisiaques), ils nous ont filé du camembert et des films hyper sympas! On s'est couchés à minuit, attention attention!!
Samedi 27: en bâteau pour Lombok
En direct live du ferry qui relie Bali (depuis PadangBai) à l'île de Lombok. On a négocié un taxi ce matin depuis Amed et on est dans le ferry public, on va mettre 4 heures. Bon, au risque de paraître ridicule j'ai repéré et ouvert le placard qui détient les gilets de sauvetage, tout est sous contrôle Arnaud s'est bien moqué de moi, mais bon il vaut mieux être prévoyant (enfin pour le moment c'est plutôt effectivement ridicule vu que la mer est calme de chez calme, le ciel bleu de chez bleu et le bâteau loin d'être en mauvais état ou surpeuplé).
On commence donc la deuxième partie du voyage en Indonésie. Les histoires de vol pour Darwin sont réglées, on prendra donc bien JetStar le 5 juillet, il nous reste donc une grosse bonne semaine pour profiter de Lombok et surtout des Gilis Islands, encore des minuscules îles qui, on l'espère, vont être aussi paradisiaques que les Perenthians!
Le trajet en bateau nous laisse le temps de penser à notre voyage et
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Aujourd'hui ça fait 3 mois qu'on est partis, on a fait un tiers du périple! Pour le moment on va très bien, on s'est remis de l'Inde, on a trouvé notre rythme, on se dit que c'est la meilleure décision qu'on ait prise.. En ce moment c'est juste un peu chiant pour les communications avec la familia vu qu'il n'y a pas d'accès internet, et on nous a dit qu'en Australie ça serait bien cher, donc on va voir comment on s'organise pour ça.
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Des odeurs pour Bali: celles de l'encens des offrandes que les femmes déposent quotidiennement devant les portes des bungalows, des maisons, des boutiques.
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De la nourriture: des banana pancakes à profusion, des crêpes comme chez nous, un peu plus épaisses, avec des bananes dessus, trop bon! Et puis leur nasi goreng (riz) et mie goreng (la même chose avec les nouilles). Leurs jus de fruits frais (mais ceux à la mangue sont moins bons qu'en Thailande, attention gros problème!)
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Du bruit: celui des coqs, qui, où qu'on soit, nous réveillent de toutes façons tous les matins. A Lombok on risque aussi d'avoir l'appel à la prière, bref ici il vaut mieux vivre avec le soleil, se coucher tôt et se lever bien tôt.
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Des gens: habillés assez souvent en sarong, et les filles portent leur fleur de frangipanier comme nous un vulgaire élastique, c'est très beau. Des gens bien bavards, bien curieux, des hoteliers qui viennent faire la convers et nous racontent plein de trucs, on aime bien. Et des sourires aussi, vraiment plein, et plein de gens et d'enfants qui nous font coucou et n'attendent rien en échange, ça fait du bien! Et beaucoup d'entre eux parlent anglais, ça facilite la vie et les échanges!
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Des paysages de dingue, un soleil qui brille, des nuits pleines d'étoiles (on cherche la lune tous les soirs mais elle n'est toujours pas apparue)
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Des prix dérisoires, en gros c'est du niveau de l'Inde, ça rend la vie plus aisée ça c'est sûr