Santiago, ou comment se sentir à la maison

Publié le par A&S

Lundi 21 et Mardi 22 septembre

 

Il n y a pas à dire, se retrouver dans une maison, avec une famille hyper gentille, tranquilles dans notre chambre, avec notre petite salle de bains, et se faire servir un peu, ça fait du bien !

 

On passera ce soir notre dernière nuit en leur compagnie, Arnaud est en train de préparer les tomates farcies, histoire de leur faire goûter un plat français. On rentre de Valparaiso, c’est à une heure de bus d’ici et c’était top ! Journée super ensoleillée et ville magnifique, sur des collines qui dominent l’Océan, c’était très chouette. Ça y est, on a recommencé nos ballades à pied, on a ressorti les plans, ça fait du bien. Seule petite différence, notre petit sac à dos a désormais un cadenas.. Hier, un mec a essayé de nous l’ouvrir sur un marché à Santiago, depuis, on écoute les locaux : soit tu marches avec ton sac à dos devant toi, mais à la longue c’est chiant, soit tu le fermes avec un cadenas..

 

Bref, ce détail mis à part, on a beaucoup aimé cette ville, bon feeling. Les façades sont de toutes les couleurs, les rues descendent à pic vers la mer, les trams sont de vieux engins verts bien rétro, et il reste une quinzaine d’ascenseurs hyper vieux qui montent et descendent donc les gens. Bon, les lyonnais ne se sentiront pas dépaysés, ça fait quand même bien penser au funiculaire de la Croix Rousse, mais en plus vieux, on voyait bien l’herbe et les rails à travers les planches sous nos pieds !

 

Petite pause déjeuner chez un chilien, qui encore une fois, parlait hyper bien français. Il avait quand même habité 15 ans en France, entre Paris et Toulouse, donc ça aide, et on a supposé qu’il était revenu au pays avec une française.. en tout cas, depuis l’Ile de Pâques on est bien surpris : les chiliens parlent français, et pas mal de Rapa Nui avaient des descendants de chez nous, comme quoi, le monde est bien petit ! Ici ils mangent donc des avocats en quantité et aussi des empanadas, en gros de la pate à tarte fourrée avec des tomates, du fromage, enfin ce qu ils veulent dedans, c’est très bon, un peu bourratif, très bien ! 

 

Voilà pour aujourd’hui. Pour hier, ça sera vite résumé. On a bien pris notre temps dans cette maison, et on est partis dans le centre essayer de trouver des vêtements chauds pour le Salar d’Uyuni (puisqu’il peut faire jusqu’à -20, oui oui -20 degrés, la nuit). On n a pas trouvé grand-chose, si ce n est deux pantalons polaires mochissimes, enfin bon c est pour la nuit, et puis au stade ou on en est on s en fout un peu, donc ca fera l affaire ! Ici tout le monde nous dit qu’en Bolivie c’est 4 ou 5 fois moins cher qu’ici, donc ça ne nous incite pas à acheter, mais bon, on va en avoir besoin avant d’arriver en Bolivie, donc entre ça et mourir de froid il vaut mieux dépenser un peu de fric !

 

On est revenus assez tôt, sous une pluie battante. Ah oui, j’oubliais donc l’épisode du pickpocket, qui s’est heureusement bien terminé pour nous, puisqu’Arnaud s’en est rendu compte. Il a même retrouvé le mec et l’a bien montré à tout le monde, ça, on s’en serait passé mais bon on ne se refait pas ! On a aussi testé le pot au feu chilien, très bon, exactement comme le français, il faisait froid hier ça nous a réchauffé un peu.

 

Et puis hier soir, grande discussion avec Leonardo et Bianca, de Pinochet, de la démocratie, des salaires etc etc.. Ici le salaire minimum c’est 700 000 pesos, ça fait autour de 900 euros. Ils travaillent 45 heures sur 5 à 6 heures, et ont 25 jours de congés payés par an. En ce moment, 12% de chômage. Et les principaux immigrés sont les péruviens ! Voili, sinon le prix d’un scoot c’est 800 000 à 1 000 000 de pesos, juste pour se rendre compte.. Enfin j’oublie le principal, Léonardo et Bianca ont sorti l’artillerie lourde, on a bu leur alcool de cerise, voire même leur gnôle tout court, vous imaginez on a fini la soirée assez guilleret, on aura fait le tour de pas mal de spécialités chiliennes avec eux !  

 

Ah oui sinon, au niveau des idées nouvelles.. Ici, peu de tubes en plastique ou en verre, tout est en sachet. Résultat tu achètes la mayonnaise, le ketchup, la confiture.. dans de petits sachets rectangulaires, ça fait bizarre, on a mis 5 bonnes minutes à l’île de Pâques dans la supérette du coin à trouver la confiture, franchement on n’aurait jamais pensé la trouver là-dedans ! 

 

Enfin, le truc qu’on a quand même dans la tête depuis 2 jours : mes parents arrivent demain à Santiago, on va traverser la Bolivie avec eux, je n’arrive pas à y croire, ça fait 6 mois qu’on ne s’est pas vus !! Et ne pensez pas : « pauvre Arnaud.. », on va essayer de bien s’occuper de lui !

Publicité

Publié dans Chili

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article