Un express pour le ciel

Publié le par A&S

Dimanche 4 octobre On aura bien fait de changer de chambre, on s’est reposés la nuit dernière, en silence, et on a bien fait : on vient encore de passer une journée haute en émotions ! On dort ce soir à Sucre, à moins de 150 kilomètres de Potosi, mais seulement à 2800 m d’altitude, l’atmosphère y est alors un peu plus facile à respirer. Bref, ceci mis à part, on avait décidé de se faciliter la vie pour le trajet, histoire de ne pas recommencer notre galère de Uyuni-Potosi. On a donc demandé à l’hôtel de nous commander un taxi. C’est deux fois plus cher que le bus, mais bon, on s’est dit que c’était plus prudent et moins fatigant. Le chauffeur est arrivé à l’heure, ça commençait bien. La route était goudronnée, deuxième bon point. Il nous a dit qu’on allait mettre 1h30 au lieu des 3h en bus, troisième bonne nouvelle, on était bien contents de nous. Oui, sauf que.. on s’est rapidement aperçus que la voiture n’avait plus de freins.. Oui, oui, plus de freins du tout, pour faire une route de montagne entre 4000m et 2800m d’altitude, parfait.. Le mec naviguait entre les changements de vitesse pour le frein moteur, et le frein à main de moins en moins efficace d’ailleurs… Au début il n’a pas vraiment voulu le reconnaître, mais au bout d’un moment, oui il a dit qu’effectivement il n’utilisait plus que le frein à main. Enfin bon on a croisé pas mal de vaches et de moutons, qui ont eu la bonne idée de ne pas traverser devant nous, parce que franchement on ne se serait pas arrêtés.. On en a pas cru nos yeux, et on se demande un peu comment il faut naviguer ici. Entre les Boliviens qui souvent ne nous disent pas vraiment toute la vérité, et les transports, vraiment pourris, on se demande un peu ! Et pourtant prendre un taxi, c’est cher pour ici, donc on pensait vraiment que ça serait la meilleure solution, et bien non ! Ceci dit il a été assez prudent, résultat on a mis deux fois plus de temps que prévu, chouette. Enfin bon, son histoire ne nous a fait que moyennement rire, franchement les kilomètres n’ont pas défilé très vite. Enfin si, on a pris un fou rire lorsqu’une des plaquettes de frein est carrément tombée sur la route, dans un fracas de dingue. Encore une découverte, on n’avait jamais vu de plaquette de frein, c’est donc chose faite, et ça nous a donc confirmé que ce n’était pas la peine qu’il appuie sur la pédale. Mais bon, même sans plaquette il a continué sa route. Deuxième fou rire lorsqu’on a vu que sa compagnie s’appelait Cielito Express, qu’on a traduit « direct pour le Ciel ».. et troisième bon moment quand le mec nous a dit qu’il allait nous poser devant le Cimetière de Sucre, histoire qu’un autre taxi finisse la course.. On a pas mal pensé à Bernard qui nous demande d’être prudents, mais malgré notre poisse, il ne nous est rien arrivé, tous les enfants au bord de la route ont attendu pour traverser, et il n’y avait pas grand monde sur le chemin, heureusement. On a donc bien mérité nos cocktails et bières en arrivant, purée il fallait se détendre ! Sinon on a trouvé un hôtel qui a l’air pas mal, Hostal San Francisco, on verra bien comment se passe la nuit, je sens qu’on n’est pas au bout de nos surprises dans ce pays !
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Publié dans Bolivie

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